samedi 17 janvier 2015

La fred d'aqui : mise en bouche

Surtout ne jamais se fier aux apparences.
Ces espaces sauvages qui s'offrent au vent, à la neige, au froid, mais se refusent obstinément à l'homme, ne prennent leurs aises ni au-delà du cercle polaire ni dans la lointaine Alaska.
En effet, il est souvent inutile de voyager sous d'autres latitudes pour plonger dans un fabuleux dépaysement et tutoyer la beauté.
Ainsi, à une heure et demie de voiture de Perpignan,  Olivier Larrey et Thomas Roger, les deux photographes de Regard du Vivant, ont immortalisé en décembre dernier ces sublimes paysages dans les réserves naturelles de Py et Mantet.
Ils y préparaient l'exposition La fred d'aqui.
Un avant-goût prometteur des photographies qui seront visibles dès le 10 avril prochain sur la promenade du front de mer.


"La solitude des grandes villes génère l'ennui. Celle des grands espaces la sérénité" Henry Miller 

Défions n'importe quel peintre, aussi génial soit-il, de coucher sur la toile un ciel si parfait...

Sous l'objectif du photographe, un bloc de quartz nargue effrontément depuis des siècles le vent tempétueux qui balaie quand bon lui semble les hauts plateaux et les sommets

Avec des températures pouvant flirter avec les - 20°, interdiction de dormir à la belle étoile... Dans les ténèbres, la tente semble une luciole craintivement posée dans un paysage trop vaste pour elle.










L'hiver a lancé ses premières offensives. Pour la plus grande joie de nos photographes !